Oriental Marocain

Oriental Développement

Oriental Tourisme

Oriental Technologies

Oriental Carrières

Oriental Culture

Oriental TV

Discovering Oujda

Discovering Berkane

Discovering Nador

Discoering Figuig

Discovering Taourirt

Discovering Jerada

Discovering Driouch

Discovering Guercif

Découvrez tous les sites de la Région de l’Oriental

Actualités

Debdou: Un festival pour la mémoire collective

05/09/2019 | Année 2019

Le rideau est tombé mardi dernier sur la 15e édition du festival de Laâlaoui de Debdou. Un rendez-vous annuel pour célébrer l’héritage de la région et assurer la pérennité du patrimoine local. Durant trois jours (du 1er au 3 septembre), une quinzaine de troupes folkloriques ont ébloui les spectateurs par leur maîtrise des différents mouvements et chorégra­phies faisant la spécificité des danses guerrières de l’Oriental. Des chants an­crés dans la mémoire collective judéo-musulmane et amazighe ont rappelé les affinités culturelles qui ont fait de la loca­lité de Debdou un berceau de tolérance et d’acceptation de l’autre.

Le festival de Laâlaoui est également un ensemble d’activités parallèles: ex­position de produits artisanaux locaux, d’anciennes gravures de la province de Taourirt, défilé des différentes troupes participantes, soirées musicales et visite d’attractivités touristiques. Une oppor­tunité pour découvrir les spécificités naturelles de la région, tels le mellah, les grottes d’eau, du corbeau et du lion, les sources de Tafrante et Ain Sbilya.

En plus de ces animations, des cher­cheurs et professeurs universitaires ont animé deux tables rondes autour du pa­trimoine et de l’histoire, des influences internes et externes de la migration des habitants de Debdou, des fouilles archéo­logiques et des spécificités socioculturelles.

«Organisée sous le thème: Le patri­moine de nos ancêtres, un legs que nous devons préserver, cette 15e édition reflète l’intérêt grandissant dont jouit le patri­moine immatériel auprès des jeunes qui se sont fortement impliqués. D’où la nécessité de le préserver et de le déve­lopper», a expliqué Mountassir Louki­li, directeur régional de la culture dans l’Oriental. Et d’ajouter que «ce type de rencontre traduit une prise de conscience collective pour hisser le legs des an­ciennes générations en vecteur de crois­sance économique et de développement local».

De son côté, le président de l’Asso­ciation Aïn Sbilya des arts populaires, (organisatrice du festival), Ali Hamdaoui, a insisté sur l’importance de la créativité dans ce domaine et la nécessité de la mettre à profit pour favoriser le dévelop­pement local et l’émergence d’artisans confirmés. Et de préciser que «l’art dans sa globalité, et la danse en particulier, est un dénominateur commun entre les différentes cultures, et un facilitateur de compréhension et d’entente». «Il joue également un rôle important dans la valo­risation des richesses historiques, géogra­phiques et culturelles et renforcer l’attrac­tivité touristique».

L’organisation de cette manifestation a permis au ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, de s’enquérir de l’avancement des travaux de construction d’une maison de la culture à Debdou. Un édifice qui a nécessité un investissement de 15 millions de DH.

Annoncée en mars 2014, cette maison de la culture, dont la réalisation a tardé à se concrétiser, n’est pas encore inaugu­rée. L’édifice est constitué d’une biblio­thèque, un espace d’exposition, une salle de lecture, une salle polyvalente pouvant accueillir 300 personnes, un dépôt, des bureaux et des sanitaires. Il aura pour mis­sion fondamentale de retracer l’apport des communautés juive, amazighe et arabe dans l’histoire séculaire du Maroc, tout en protégeant et valorisant les différents affluents du patrimoine et de la culture marocains.

Source : L'économiste