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La première pré-COP prend fin Oujda transforme son essai avant la COP 22 de Marrakech

25/07/2016 | Année 2016

Les régions de Fès-Meknès et de l’Oriental, la commission régionale des droits de l’Homme d’Oujda-Figuig et la Coalition marocaine de la justice climatique ont uni leurs compétences pour que la société civile puisse faire entendre sa voix à travers ses différents projets environnementaux. Environ 1.200 personnes s'étaient inscrites à la pré-COP d'Oujda pour donner plus de visibilité aux initiatives régionales, dont certaines ont récemment été primées l'international.

«Celle qui traque le soleil». Cette description sied bien à Aïcha Oujidi, 17 ans, bachelière cette année et qui vient de remporter, il y a juste une semaine, le premier Prix de l’Expo sciences de Toulouse. «Ma fontaine à eau, qui fonctionne avec de l’énergie solaire, a été primée parmi 500 autres projets de 34 pays différents», dit-elle, non sans un brin de fierté. Et il y a de quoi être fière de cette jeune pousse : «Ce qui fait l’originalité de mon projet c’est le traqueur de soleil que j’ai intégré dans la plaque solaire. C’est un automatisme qui permet de suivre le mouvement du soleil. Le captage de l’énergie solaire ne se fait donc pas que lorsque le soleil est au zénith et l’excédent d'énergie est stocké dans une batterie», explique celle qui a déjà fait la promotion de sa trouvaille à Rabat et à Alexandrie en Égypte.

Aïcha Oujidi espère que son projet trouve sa première application dans son lycée Abdelkrim El Khattabi de Nador où elle a fait ses études avant d’être sollicitée pour l’alimentation en eau potable dans le milieu rural. L’exemple de cette adolescente reflète l’esprit même de la pré-COP d’Oujda, les 23 et 24 juillet : fédérer les initiatives locales pour atteindre le niveau mondial. Avec la fontaine traqueuse de soleil, une centaine de projets ont été présélectionnés par un jury d’enseignants de l’Université Hassan Ier d’Oujda. Une deuxième sélection se fera par le comité de pilotage de la COP 22 et ceux qui seront retenus seront exposés lors du Sommet mondial sur les changements climatiques à Marrakech en novembre prochain.

«Les autres n'ont qu'à faire mieux qu'Oujda», dit Talbi El Hassan, coordinateur régional de la coalition marocaine pour la justice climatique, organisatrice avec la région de Fès-Meknès et de l’Oriental et la commission régionale des droits de l’Homme d’Oujda-Figuig de la pré-COP d'Oujda les 23 et 24 juillet. Celui qui est également enseignant chercheur à la Faculté des sciences d'Oujda fait allusion à Casablanca, Marrakech et Laâyoune, qui devront en faire de même en prélude à la COP 22 en novembre prochain à la cité ocre. Pour Talbi El Hassan, la région de l'Oriental souffre en particulier de la pollution du littoral, de la dégradation du couvert végétal en raison de la désertification, source de baisse de revenus des populations rurales, et des problèmes de gestion des déchets solides. «Notre souci actuel est le mode d'incinération des sacs plastiques», témoigne l’enseignant. Salima Damnati, directrice régionale de l'environnement, se veut rassurante à ce sujet : «Au ministère de l'Environnement, nous avons commencé par cartographier les points noirs. Une équipe de 30 agents se charge du ramassage et du stockage dans un site approprié des sacs plastiques. Le transport vers la cimenterie de Naïma est assuré par Holcim,cimenterie avec laquelle nous avons signé une convention comme avec l'ensemble des membres de l'association des cimentiers. Les fours sont équipés de filtres pour empêcher les émanations néfastes.

Le cimentier nous fournit un rapport semestriel de suivi environnemental et jusqu'à présent nous n'avons enregistré aucun pic de pollution», assure-t-elle. «Nous faisons confiance aux cimentiers qui assurent disposer de fours corrects qui empêchent toute émanation dangereuse», répond Kamel Lahbib, coordinateur national de la Coalition marocaine pour la justice climatique. Ce dernier explique qu'il y a trois issues possibles pour les sacs ramassés, l'incinération, le recyclage et l'enfouissement. Et c'est ce dernier point qui semble poser problème : «L’enfouissement de ce qui ne peut ni être incinéré ni recyclé ne peut se réaliser qu'avec les autorités étatiques. Or cette voix n'est pour l'instant ni explorée ni exploitée. Cela étant, l'incinération est dans tous les cas moins polluante que le sac en plastique lui-même», assure Kamel Lahbib. La pré-COP d'Oujda, comme celles qui suivront en septembre, se veut une opération pour tester les capacités pour chaque région de se mobilier autour des préoccupations environnementales, «et pour un premier test, on ne peut que dire que c'est déjà un succès», conclut le coordinateur national de la Coalition pour la justice climatique, un réseau de 200 organisations civiles.


Source: Le Matin